Philippe Ramon

A

dministrateur, directeur du marketing et de la publicité de "L'Express" puis au "Point" et après Canal + en 1983, Philippe Ramon rejoint l'équipe Hersant.
C'est lui qui, en 1985, déniche un vieux garage Renault sur le boulevard Pereire à Paris pour en faire les studios de télévision les + modernes du monde.

Philippe Ramon aime les défis, c'est un bâtisseur, dès le début de l'année 1987 il sera chargé de monter le dossier de reprise de La nouvelle Cinq après la dissolution de la première version Seydoux/Berlusconi.
La CNCL avait promis à cette nouvelle équipe, une couverture nationale d'émetteurs, alors qu'en réalité 23 villes en France étaient capable de recevoir La Cinq dans de bonnes conditions, insuffisant pour rivaliser d'égale à égale avec les autres chaînes.

Malgré tous les efforts entreprit pour développer le réseau, l'empilement de réglementations, la limitation de coupures publicitaires, les quotas de productions et de diffusion, l'histoire de La Cinq était d'une certaine façon déjà écrite.
Cet arsenal réglementaire aura coûté + de 2 Milliards et demi de Francs à la chaîne, c'est à dire autant que les pertes cumulées de La Cinq sur 3 ans.

Selon lui : (...) "Il n'y a jamais eu en France une chaine généraliste de trop mais plutôt un ministre règlementariste de trop" (...)
Il dirigera La Cinq jusqu'à ce que le groupe Hachette entre dans le capital de la chaîne au printemps 1990.

En 1994, il occupera plusieurs fonctions de PDG, notamment au "Quotidien de Paris" puis plus tard à RMC.

Philippe Ramon est mort d'une crise cardiaque le 23 Juillet 2003, il avait 65 ans.

Philippe Ramon

Crédit photo France 3